Helpx – TA

24 janvier 2012 bus entre Hobart et Burnie

Depuis que Marine est partie mercredi, j’ai passé presqu’une semaine seul au backpacker Hobart hostel. Enfin pas vraiment seul.

Le soir où je suis arrivé, j’ai rencontré Loris un parisien qui a trouvé un boulot de 5 mois dans une ferme laitière. Puis Damien un monteur, Felix un toulousain qui a normalement débuté le South Cost Track (équivalent de l’Overland en plus chaud… je ne connaissais pas mais je reviendrais…), Estelle dans l’hotellerie, qui repartait sur Perth, un groupe de 4 croisés le premier soir qui n’avaient pas trouvé de boulot et qui repartaient dans le Victoria, une lyonaise dans la pub à Paris en année sabatique avec un billet d’avion tour du monde, un autre qui rentrait de l’overland, un couple qui je crois y partait, et encore 3 ou 4 autres entendus seulement. La journée quand nous cherchions du boulot sur internet (seul backpack avec le wifi gratuit), nous étions plus de 50% de français dans la salle commune. L’autre moitié étant constituée d’allemand, de japonais et de sud coréens. Le soir, nous étions reunis dans la salle commune devant l’open d’Australie dont l’audience variait selon la qualité du wifi.

J’ai passé 5 jours dans cette auberge à chercher une place disponible de volontaire sur le site Helpx. Une dixaine de mails et un profil écrit et réecrit pour qu’il soit le plus accrocheur possible m’ont permis de trouver mes premiers hôtes à Burnie, dans le nord de la Tasmanie. Une seconde famille m’accueillera une semaine plus tard à partir du 1er février, du côté de Devonport. Hier, pour le dernier jour à Hobart, j’ai eu la chance de faire un tour en voilier sur la Dervent River, simplement en repondant à une annonce passée dans le backpacker. Quelqu’un cherchait du monde pour l’accompagner lui et son voilier. Ce fut une belle journée pour voir Hobart et le mont Wellington d’une façon inédite. Il semble que ce soit assez courant à Hobart, et sûrement ailleurs en Australie. Ne pas hésiter à faire un tour dans les yachts clubs et marina à la recherche de ce genre de plan !

01 fevrier 2012 Devonport

Voilà deux bonnes heures que je suis en transit à Devonport. C’est l’un des principaux ports de Tasmanie, celui où arrive le Spirit of Tasmania, le ferry reliant l’île à Melbourne. C’est la troisième ville de Tasmanie, soit environ 25000 habitants, juste devant Burnie. Ce n’est pas vraiment un coin touristique, juste une étape, le passage obligatoire de tout ceux qui choisissent de venir sur l’île avec leur voiture. Après avoir laissé mon gros sac au centre d’information, je me suis rendu au Tasman Backpacker. Je n’ai pas besoin d’une chambre pour ce soir, mais j’en ai entendu du bien, je voulais voir par moi même ce qu’il en était avant de réserver dans 15 jours une place. D’après Maychan, une amie japonaise rencontrée la semaine passée, c’est un bon coin pour trouver du travail. Donc je marche 20min du centre de Devonport jusquà ce qui semble être un immeuble de banlieue d’une ancienne ville soviétique, un HLM façon URSS. Une fois à l’intérieur, c’est pas si terrible, l’ambiance a l’air bonne, et bonne nouvelle (enfin j’espère), il y a un tableau avec les personnes qui bossent aujourd’hui. J’attendrai d’avoir des retours de May avant.

Plus tôt ce matin, je quittais Wayne et Charmaine. Ce couple aux origines Sud Africaines, anciennement dans les Territoires du Nord (Crocodile Dundee), s’est installé pour leur retraite en Tasmanie. Ils possèdent un lodge immense au milieu de 11 hectares de jardin, de bush et un étang. Dès le premier jour on m’a mis en garde contre le tiger snake, un serpent extrèmement venimeux, qui pullulent l’été.

Le premier soir, après un vrai festin, un repas qui a anéantit mes ambitions de partages culinaires, nous sommes allés observer un ornythorinque dans la reserve de Fernglade. C’est assez exceptionnel de voir cet animal dans son milieu naturel. Ensuite nous avons pris la direction de Burnie pour voir les mini-pinguins qui viennent nicher sur la plage à la tombée de la nuit. La semaine commençait très fort !!!

A la fin de la semaine, je dirais que le bilan est mitigé. Nous étions trois volontaires. Andro, un ingénieur coréen de 27 ans qui en était à sa 7eme expérience de woofing et Maychan, japonaise de 26 ans, de Fukushima (véridique !!!), ingénieur elle aussi. Je suis le plus jeune des trois, celui avec le moins d’expérience de l’Australie, et le plus mauvais en anglais je pense. Pour Andro, c’est sa meilleure expérience de woofing. Pour May et moi, c’est notre premier Helpx et nous avons la sensation de ne jamais nous arrêter du matin au soir. Difficile de faire un break, car tout est partagé avec la famille d’accueil. Du coup même après une journée de travail, l’aide à la préparation du repas, la vaisselle, il faut être encore frai pour continuer à échanger en anglais… c’est épuisant. Malgrè çà, j’aurait passé d’excellent moment dans cette famille. Wayne et Charmaine auront tout fait pour que l’on soit le mieux possible chez eux et nous faire découvrir leur bout de Tasmanie, dont une superbe journée autour à Cradle Mountain. Ce fut aussi un plaisir de parler avec Andro et May. Coréen et japonais sont je pense assez proche pour nous. Ils m’apprennent à faire la différence dans la rue entre coréen, japonais, chinois etc… surtout une question de style vestimentaire. Le japonais sera de loin le plus “tendance”. A part ça c’est un ressenti qui ne s’explique pas. Andro et May (surtout May) partage une naïveté (affiché ?) assez exceptionnelle sur certain sujet qui a nous nous semble plutôt commun. Ils pourraient être tout les deux des personnages de manga. Leurs expressions, leurs exclamations, leur façon de parler, tout est très proche du modèle auquel nous a habitué l’animation japonaise. Andro nous a fait un repas coréen. Cétait du pur Miyazaki pour moi, et Maychan m’a appris à faire les nori maki, les sushi en rouleau. Les meilleurs moments auront donc étaient ceux partagés entre helpers… Mais cette étape est passée, je retrouve mes nouveaux hotes ce soir.

09 février 2012 Nowhere else, proche de Barrington

Kaye, une cinquantaine d’année, galloise d’origine, est surtout sud australienne. Malgré l’importance des États, l’Australien est avant tout Australien mais fier de son État. Il existe peut être juste un souci avec le Tasmanien qui a conscience d’être oublié parfois par le continent. Kaye donc, travaille dans une sorte de centre social. Son but est d’accompagner les jeunes mères en difficultés. A l’opposé des idée reçues sur l’Australie, le chomage est assez élevé en Tasmanie. Et de nombreuse mères sans ressources choisissent d’avoir plusieur enfants pour bénéficier de la politique nataliste  australienne. L’assistanat est un sujet de débat ici aussi… Quand Kaye parle, c’est avec un accent british vif et sautillant mais plein d’expressions australiennes, difficiles à comprendre évidemment. Eric est lui agriculteur, d’origine kiwi, il est venu en Tasmanie avec ces 2 frêres. Alors qu’ils ont suivi la voie de leur père avec leur ferme laitière, Eric a choisi de faire pousser des poivrons (capsicums) sous serres (green house…). L’accent NeoZ est roulant et monochorde… dur… Le kiwi est pour l’Australien ce qu’est le paysan pur souche du fond de l’Ariège au Toulousain : un peu limité. Et comme le toulousain, l’Australien, adore en rajouter des tonnes à propos de son voisin un peu rude. Alors que je pensais avoir fait quelques progrès avec mes hôtes précédents, tout est à refaire ici… mon oreille évidemment mais leur oreille également. J’ai remarqué que le travail avait lieu dans les deux sens. Logique de mon côté, mais on oublie trop souvent que chacun fini par se faire à l’accent de l’autre. La compréhension s’est donc vite améliorée.

Comparer à la famille précedente, celle-ci pourrait très bien être des amis de famille, ça ne s’explique pas, question de feeling. Nous partageons les mêmes idées, écoutons la même musique même s’il va falloir que je me face à l’idée que même des gens biens peuvent écouter André Rieu. Le travail est parfois dur, mais j’ai la sensation que mon aide améliore le quotidien d’une famille qui ne roule pas sur l’or. Je suis plus volontaire et c’est le but.

Je partage cette expérience avec Pei-ling, une Tawanaise dégentée de 32ans. A l’opposé de la naïveté de May et Andro, Pei est vraiment à part. Directe, très expressive et très à laise elle a le don pour faire sourire. De plus elle parle très bien anglais et elle m’aide à progresser.

La ferme est une petite propriété de 2 ou 3ha. L’espace est principalement occupé par les serres auquelles s’ajoute ensuite la maison en bois, comme la plupart des maisons ici, un petit jardin et un enclot avec 11 moutons. Le tout au milieu de vieilles montagnes dominées par le mont Roland. Le coin est agréable et me rappelle vraiment chez moi. Dans l’ensemble c’est moins “tout confort” que la famille précédente, mais c’est vraiment relatif. Les repas sont ici riches et vraiment variés. D’ailleurs ce soir c’est soirée française, avec mon premier boeuf bourguignon que je prépare depuis hier soir. Je ne verrai surement pas autant d’animaux, bien que j’ai été plutôt agréablement surpris par les cacatoes noir… J’ai juste l’impression d’être au bon endroit avec les bonnes personnes.

18 février 2012 Melbourne

Voilà c’est terminé pour la Tazmanie. Après 3 semaines de volontariat, j’ai rejoins le continent pour y trouver un job. Avec seulement 16 jours sur les 88 requis pour l’extension du visa, j’ai encore un long chemin à faire.

5 Replies to “Helpx – TA”

  1. Ah, je n’avais pas vu ton dernier article !! je ne pensais pas que le woofing était si épuisant ! Par contre, ça a l’air génial pour les rencontres.
    Petite question: tu t’es amélioré en anglais déjà ou non?

    Bonne recherche de job.
    (j’en cherche un aussi pour me payer le billet d’avion pour venir vous embêter cet été :p )
    Bisous

    Et merci de donner des nouvelles sur ton blog !! Vous lire (Marine et toi) est vraiment plaisant

    1. Merci Eva. Maintenant que j’ai le net partout, je vais essayer d’être plus régulier dans les ports comme pour répondre aux com.
      Le woofing, pour un français ça correspond pratiquement à une journées de taf classique… oui on a définitivement l’image de grand feignant :). Bon on est aussi accessoirement alcoolique sale et arrogant. Ce costume peux bien se porter. Eduard Bear aurait trop la côte je suis sur ici :). Tout çà pour dire qu’on est attendu dans les familles… çà met un peu la pression mais c’est pas désagréable de défendre la France. Ils sont très curieux. Du coup l’échange est vraiment riche. Tu parles anglais tout le temps en passant d’un accent à un autre… donc oui tu progresser énormément !

  2. Merci pour ce joli résumé qui donne un bel aperçu de ton expérience en volontariat. Ici, nous commençons aussi la notre, de l’autre côté, côté hote. Et nos soirées sont bien animées avec notre HelpEx russe.

    Bisou, Danie

  3. Je te rassure, notre HelpEx russe (Ivan) n’est pas particulièrement vaillant 🙂 Heureusement, il est sympa. Nous recevons un anglais a partir de Jeudi soir, nous verrons ce qu’il en est
    Bisous

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