D’Adelaide à la Barossa Valley – SA

Les dernières nouvelles remontent au 21 février, il est temps de faire le point. Après une dixaine de jours passés à Adelaide, je suis désormais à Tanunda, au coeur de la Barossa Valley, une des plus prestigieuses régions viticoles australiennes.

Après Melbourne, je suis resté une semaine au Backpackers Inn, 25$ la nuit, propre, sympa, wifi gratuit, chambres et pièces communes climatisées, très important quand la température monte à plus de 35°. L’ambiance était de celle qu’on trouve dans les backpackers à longue durée. Les mêmes personnes travaillant en ville logeant ici depuis parfois deux mois et qui finissent par s’agglomérer en groupe. Pour 50%, il s’agissait d’allemandes, pour 30% d’allemands. Le reste était français, irlandais ou belges. J’y ai rencontré Bastien et Laurent, un tandem français engagé dans un tour du monde à la découverte des grands lacs d’eau douce, qui après l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Nepal, l’Inde, le Cambodge, la Thailande et l’Australie, sont désormais en Nouvelle Zelande avant d’attaquer l’Amérique du Sud. C’est le genre de personnes qui vous pousse à faire le sac et repartir.

Il y a deux raisons pour venir à Adelaide, capitale de l’Australie du Sud. La première est d’y trouver un travail et s’y installer. Sur le papier, Adelaide, 1 million d’habitants, est une ville attractive. Pour the Economist, elle est classée au 9eme rang des villes du monde les plus agréables. A vrai dire, dans ce classement, Melbourne est première, Sydney 6eme et Perth en 8eme position… (Paris 16eme). C’est la première ville écolo australienne. Suivant les plans originaux de 1836, le centre-ville est encore entourée d’une large bande verte. Le tramway et certains bus y sont gratuits sur certaines portions. On trouve aussi facilement sur GumTree (le bon coin australien) des jobs pour bosser pour des associations ecolo, payés au pourcentage de dons reçus. Enfin la consommation de cannabis est dépénalisée dans l’état, ainsi que la plantation d’un plant pour consommation personnelle. Celà n’à rien d’écolo en soit, mais illustre assez bien le caractère de la capitale australienne de la weed : un vrai aimant à bobo.

“Under the Cannabis Expiation Notice scheme possessing less than 100 grams of cannabis, 20 grams of hash, use of cannabis in private and cultivating one plant are not criminal offences . A fine is paid and the matter is forgotten. Using cannabis in public places is not covered by this system, nor is dealing.” source

La seconde raison de venir à Adelaide est le nombre important de festivals qui ont lieu toute l’année. C’est un excellent moyen de trouver un job rémunéré 15$/h cash in hand. Y participer c’est autre chose. A la fin de la semaine, le Womade débute, festival de world musique, le prix du pass pour un soir est de plus de 100$… Difficile d’accès donc pour un backpacker. Il y a aussi de très nombreux restaurants, dont beaucoup qui embauchent. Mais un niveau d’anglais correct est nécessaire.

J’ai passé de bon moment à Adelaide, particulièrement dans ce backpackers, rencontré pas mal de monde et bu beaucoup de mauvais vin, de “goon”, le nom australien du vin en cubi que l’on trouve à 10-12$ les 4 litres. Par comparaison, à ce prix là on a aussi une mauvaise bouteille de vin. La sensation de se sentir chez soi dans un backpacker vous prend par surprise. Vous vous y attachez, y prenez des habitudes. A ce moment là, si rien de vous retient, il faut vite partir.

Du coup quand on a pas un niveau d’anglais correct, où que l’on souhaite trouver un job valable pour étendre son working holiday visa, la solution est d’aller faire les vendanges autour d’Adelaide. Avec un moyen de transport, c’est pas très compliqué de trouver un job, les annonces affluent sur GumTree au début de la saison. Sans voiture c’est différent. J’ai rencontré en Tasmanie le propriétaire d’un vignoble dans la Barossa Valley qui était d’accord pour me filler un job à condition que je trouve à me loger. Dans un premier temps, impossible de trouver le moindre backpackers qui ne soit pas complet à deux semaines du début de la saison.

Donc plan B, après avoir refusé de bosser pour 13$/h non déclaré dans une usine à oignons, je suis allé voir un important abatoir à Murray Bridge, une petite ville à 70km d’Adelaide, accessible en bus pour 20$ via la compagnie LinkSA. Je m’y suis rendu en désespoir de cause. Ma premiere surprise fut que dès Adelaide, quelqu’un me proposa de me déposer au seul “backpackers”, à 2km de l’arrêt de bus. Les australiens sont toujours aussi agréables. La deuxième surprise fut le backpacker. Une sorte de collocation à 10min de l’usine, franchement dégueulasse, à 25$ la nuit, occupée par un Irlandais, un Kiwi, et trois HongKongais. Une ambiance gonflée à la testostérone salle, à laquelle je devais me joindre si je choisissais de travailler ici. Comme accueil, l’un des Hongkongais me proposa de piocher dans les 90Go de sa collection de Hentai. A plusieurs reprise la nuit le NeoZ, qui s’était probablement flingué les neuronnes trop tôt trop vite dans sa jeunesse, me réveilla pour cracher ce qu’il avait pu faire remonter dans la petite poubelle de la chambre que personne ne devait jamais vider. Tous les cinqs bossaient à l’abatoir que je découvris le lendemain matin. Une grosse usine à viande avec une odeur particulière dans l’air, la même que le backpacker. Après un formulaire à remplir, je devais attendre une ou deux semaines un entretien. Je suis retourné à Adelaide chercher un autre job dans l’idée que je ne reviendrai jamais à Murray Bridge, et je n’ai toujours pas de réponse.

J’ai repassé encore une petite semaine dans le même backpackers, mon point d’attache à Adelaide… J’y ai terminé un CV australien dans les règles, répondu à de multiples offres de job dans mon domaine partout en Australie, et bu encore beaucoup de vin… En passant j’abandonne l’idée de ne pas travaillé dans le secteur minier, vu qu’il n’y a que ça ici. J’ai la chance d’avoir un CV qui soit orienté involontairement vers ce secteur, je peux plus me permettre le luxe de refuser 95% des offres que je rencontre. Pas une réponse en passant, les agences de recrutement ne pretent pas attention aux visas Working Holiday. Cependant, j’ai trouvé 3 boulots pour les vendanges, qui forcément se croisent. J’ai du choisir et me voilà à Tanunda, à récolté du grenache payé 19$/h brut pour des bouteilles à 70$ l’unité…

Je suis arrivé dans ce village jeudi dernier, un job en poche pour le lendemain. Malgrès un backpackers complet au téléphone, il y avait finalement une place pour moi. La plupart des résidents sont ici depuis 3 semaines à attendre la saison tardive cette année. J’ai commencé le travail le lendemain de mon arrivé. Ce n’est que pour une dixaine de jour mais c’est mieux que rien. Leon le patron est génial, n’impose pas de rythme, aucune pression, un job parfait sous le soleil d’Australie du Sud. Au Backpacker il y a de tout. Mais j’y ai fait la rencontre d’un Tawanais, Rian, passionné de vin et qui étudie et travaille dedans. Il fait gouter des vins pour un revendeur. Du coup le soir, il revient toujours avec des bouteilles entamées à finir, des vins à 60$ qu’il m’apprend a apprécier. L’ambiance est bonne ici même si un jour comme aujourd’hui, day off, le temps peut sembler long a tapé toute la journée un résumé de ces dernières semaines.

Enfin tapé un post sur wordpress, ça a aussi du bon parfois… le gérant du backpacker est passé derrière moi, a jeté un coup d’oeil à mon blog, et j’ai échangé l’accès au wifi gratuit (2$/h) et une nuit (29$) à contre 2h de taf sur le site internet de son backpackers. See ya !

One Reply to “D’Adelaide à la Barossa Valley – SA”

  1. la description du backpacker et de ses hotes donne tres envie de ne pas s’y arreter, c est un peu glauque(trop sombre pour des photos ?) ta description suffit , pas besoin d’ avoir le son ,j’imagine tres bien , tout ton article est tres bon, te lire est tres agreable Hugo

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